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Le Centre d'Art Contemporain le Creux de l'enfer, implanté dans la ville de Thiers, présente l'installation de Vivien Roubaud baptisée "Univers encapsulés", du 16 mars au 2 juin 2019.

Pour son exposition personnelle au Creux de l’enfer, Vivien Roubaud déploie au rez-de-chaussée une installation tentaculaire propre aux dimensions de l’espace, Désiphonnage, faite de matériaux récupérés. Ce complexe assemblage d’éviers, de baignoires et de tuyaux, forme un réseau inédit de circulation d’eau prélevée dans la rivière de la Durolle, longeant le centre d’art.

Ainsi, Vivien Roubaud nous fait découvrir des “univers encapsulés” utilisant la force motrice de l’eau ou la force centrifuge. En effet, à l’étage, entièrement bercé et animé par un jeu d’ombre et de lumière en mouvement, brillent trois lustres en rotation autour de leur axe, dans des sphères gonflables connectées entre elles: Gonflables, contrepoids, transmission scooter électrique, lustres à pampilles, collecteur tournant, chaîne de moto, vingt-quatre volts.

Plus loin, sur un mur préservé de cette agitation constante, des stalactites calcaires reliées à un micro système de goutte-à-goutte poursuivent leur croissance, presque invisible. Soit autant de phénomènes et d’instants que l’artiste aura reconditionnés et isolés, proposant un regard distancé sur leur statut habituel.

En contrepoint de l’installation principale de Vivien Roubaud, Désiphonnage, qui présente un système de circulation des eaux, l’exposition de Laurie Dall’Ava se réfère à la terre, au feu, et à l’alchimie, comme processus de transformation. Un ensemble minimaliste de documents et d’archives, issus du fonds de recherche constitué par l’artiste depuis quinze ans, nous plonge dans des données géologiques, vulcanologiques, et mythologiques faisant écho au site du Creux de l’enfer, et au monde souterrain. Le sol, couvert de carbone, symbolise la régénération du cycle du vivant — et non sa destruction. Laurie Dall’Ava accompagne cette documentation d’une sculpture inspirée par les outils des forgerons et des émouleurs. Ainsi, dans l’alcôve du Creux de l’enfer, trône un objet hybride, mi meule mi lance, alliant la douceur d’un cylindre de cire d’abeille à une pique oxydée. Teintée de pigment vert, le disque évoque de par sa tonalité émeraude la chute de Lucifer dans son combat contre l’Autorité ainsi que l’image du feu secret, comme énergie primitive.

L’ensemble de l’installation, baigné dans une musique expérimentale répétitive, à l’image des coups de martinet d’un forgeron, prête alors un aspect rituel à sa proposition.

Rendez-vous dans la ville de Thiers (63300), au 85 avenue Joseph Claussat.
Le Centre d'Art Contemporain est ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h, avec une entrée libre.
Commissaire de l'exposition : Madame Sophie Auger-Grappin.

Plus d'infos en suivant ce lien.

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