Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Twitter Partager sur Pinterest Imprimer l'article Envoyer par mail
Livre Blanc sur la Qualité de l'Enveloppe.

Le Pôle de compétivité Fibres-Energivie, né en 2015, de la fusion des Pôles Alsace-Energivie et Fibres, dévoilait en décembre 2018, son Livre Blanc "Réussir la Transition Energétique : Une enveloppe performante pour bâtiment sain et économe". Notre rédaction vous relaye cette information.

Strasbourg le 14 décembre 2018,
Au sein du Pôle Fibres-Énergivie, le Groupe de Travail sur la Qualité de l'Enveloppe (GTQE) met à disposition un outil à la fois de synthèse et de prospective dressant notamment les conséquences sociales, écologiques et économiques positives d'une isolation optimale de l'enveloppe.

Réunissant 9 membres représentant des industriels, des bureaux d’études, des assureurs, des organismes professionnels et des syndicats (Le Pôle ALEARISQUE / La société ETANCO / Le cabinet d’ingénierie énergétique MANASLU / La société MEDIECO / Le Groupement du MUR MANTEAU / Le bureau d’études POUGET Consultants / La société SCHÖCK France / Le Syndicat National des Bardages et Vêtures Isolées (SNBVI) / Le Pôle FIBRES-ÉNERGIVIE ).
Ce groupe a travaillé pendant 18 mois afin d'éditer un document de synthèse sur les enjeux écologiques mais aussi économiques, sociaux et sanitaires d'une enveloppe efficace énergétiquement pour tous les bâtiments.
À partir de retour d'expériences terrain et d'informations techniques, ce Livre Blanc illustre à chaque fois ces propos par des données concrètes.
Celles-ci démontrent l'importance d'orienter les investissements privés et l'aide éventuelle de l'État vers l'enveloppe du bâtiment et rappellent l'importance de l'enveloppe dans les défis du bâtiment du demain.

Basés sur des retours d'expériences de non-qualité constatées, ce Livre Blanc alerte également sur l'impact négatif (santé, pouvoir d'achat, dévalorisation du patrimoine...) du fait d’une isolation hétérogène et des ponts thermiques qui perdurent dans les bâtiments neufs ou rénovés, malgré l'application de la RT2012.
Cet ouvrage suggère le recours à des coefficients plus pertinents afin d'améliorer la performance énergétique réelle des bâtiments, ainsi qu'un usage plus généralisé du commissionnement.

Rappelons qu'en France, 7 millions de logements sont mal isolés et 3,8 millions constituent de véritables “passoires thermiques” occupées par des ménages en situation de précarité énergétique, tandis que 75 % des Français déclarent avoir froid en hiver dans leur logement, malgré l'utilisation de leur chauffage.
Dans un contexte d'augmentation du coût des énergies fossiles, une isolation qualitative de l'enveloppe signifie une réduction de la facture de chauffage et ainsi une augmentation du reste à vivre des familles.
La réponse aux enjeux écologiques ne représente plus un coût mais un gain réel pour le citoyen.
Ce Livre Blanc porte un autre constat : le BTP incarne à lui seul 45 % de la consommation énergétique de l'Hexagone et s'avère responsable de 27 % de ses émissions de gaz à effet de serre.

De cette étude résulte 3 propositions afin d'améliorer l'enveloppe dans le bâtiment :

- Une modification des coefficients relatifs à la mesure de la performance de l'enveloppe dans la RT2020
Tout d'abord abaisser, dans la future réglementation thermique 2020, le coefficient de transmission thermique linéique des liaisons avec les planchers intermédiaires et les murs donnant sur l'extérieur ou un local non-chauffé ψ9 à une valeur maximale moyenne à 0,5 W/ml.K (contre 0,6 dans la RT2012). Autre piste, réintroduire le coefficient de type Ubât présent dans la RT 2005, qui donne en effet un seuil maximum à la conductivité thermique de l'enveloppe du bâtiment par type de paroi. Il sert donc de garde-fou (notamment vs les points faibles de l'actuelle réglementation) au regard des calculs globaux de moyennes sur l'ensemble de l'enveloppe, et garantit ainsi une isolation plus homogène.

- Développer le commissionnement
En tant que processus de contrôle qualité structuré qui accompagne toutes les étapes d'un projet de construction dès sa phase de programmation jusqu'après sa livraison, le commissionnement permet de garantir l'atteinte des performances énergétiques visées par le maître d'ouvrage. De fait, le commissionnement constitue un gage de qualité !

- Piloter la qualité grâce au numérique
En intégrant les attributs qualitatifs et de mise en œuvre des composants du bâtiment, et en assurant une traçabilité totale des décisions et des actions réalisées tout au long du projet, le BIM se veut également une aide à l'exploitation des bâtiments. Couplée à des mesures de contrôle de conformité grâce aux nouveaux outils tels que RFID, drones, laser... la maquette numérique a un rôle fondamental à jouer dans la performance de l'enveloppe du bâtiment.

Ce Livre Blanc est téléchargeable, gratuitement, en suivant ce lien.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Twitter Partager sur Pinterest Imprimer l'article Envoyer par mail